Modalités RH dans le cadre de la gestion de crise COVID19 – intervention UNSA lors du comité technique du 04 juin 2020

 

Ainsi que nous l’avons évoqué en préambule et comme il l’est rappelé tout au long du dossier, les modalités RH ont fait l’objet de négociations lors des points hebdomadaires portant sur les RH, sur les CHSCT mais aussi lors de nos échanges avec Mme Johanna Rolland et Mme Lefranc, pour lesquelles nous voulons encore remercier l’implication dans le dialogue social, qui a permis de trancher des décisions sur certains points.

Des décisions positives ont été prises sans que l’on ait eu à intervenir, par ex. :

– le maintien des tickets restaurant,

– la proposition d’une prime,

– le maintien des contrats initialement prévus pour les agents sous contrat,

– le confinement des agents ayant une pathologie à risque.

L’UNSA a voulu faire progresser un certain nombre de point et y est parvenue sur :

– le maintien de rémunération pour les agents en ASA garde d’enfants, même si cela a été laborieux,

– sur la prise de jours de congés obligatoires, quatre jours au lieu de cinq jours. Le DGS avait proposé que cette obligation ne s’applique pas aux agents en PCA. Là aussi, l’application de cette règle a été laborieuse, les directions débordent d’imagination et inventent leurs propres règles,

– des montants différenciés selon les risques pris par les agents (la proposition initiale de Mme Rolland était une prime unique) : entre ceux qui sont sortis et ceux qui ne sont pas sortis sur la période de confinement et avec les efforts mis sur les agents des EHPAD.

– et une évolution après négociation du montant des agents en première ligne, passant de 20 à 25 euros.

– une reprise d’acquisition de droits à RTT pour les agents en télétravail depuis le 25 mais, mais qui est loin de concerner tous les agents qui continuent d’assurer leurs missions à distance, puisque la majorité utilisent du matériel personnel et que ceux-ci n’y ont pas droit !

– pour les ASA garde d’enfants du 2 juin au 3 juillet, une offre de 14 jours au lieu de 12 jours et ouvert aux parents d’enfants de plus de 16 ans au lieu de 14, comme proposés par l’administration. Merci Mme Lefranc d’avoir accédé aux demandes de l’UNSA. Mais il va y avoir de grosses difficultés compte-tenu de l’organisation différenciée selon les classes, les âges ! A Nantes par ex. les petites sections et les moyennes sections ne sont pas ouvertes, et l’Accoord n’accueille que les enfants à partir des grandes sections. Et un certain nombre n’ont aucune solution : ces 14 jours seront insuffisants. Nous souhaitons pouvoir améliorer ce dispositif pour clore avec bienveillance la gestion de cette crise pour ces agents. Par ailleurs, la collectivité sera-t-elle tolérante sur les délais de transmission des attestations par les employeurs du conjoint ?

L’UNSA n’a pas réussi à faire évoluer trois points importants :

– la question du temps de travail de référence pour les agents travaillant à distance, maintenu encore maintenant à 7 heures : nous considérons que cette position de principe n’est pas efficiente : les jours de présentiel, les agents peuvent obtenir des droits, mais lorsqu’ils restent chez eux et traitent leurs dossiers à partir de leur matériel personnel, ils ne peuvent y prétendre. Quel travail pour les Cellules de gestion ! Et quelle en est la logique, dès lors que les RTT sont prises par cycle ? Nous pensons qu’une généralité a été faite sur les agents qui travaillent à distance sans matériel professionnel : comme ils n’ont pas accès à tous leurs outils, ils n’ont pas les moyens de travailler, donc ne peuvent pas faire plus de sept heures. A l’UNSA, nous pensons que bon nombre ont, au fur et à mesure de la crise, pu travailler normalement et auraient donc pu générer des droits à RTT pour les poser et se reposer.

– la question de l’indemnisation des agents ayant télétravaillés : nous demandions une indemnité de 40 euros par mois.

– la question des montants des primes : nous visions les butoirs, tant pour les agents en première ligne, ceux qui sont sortis de chez eux, ceux qui travaillent dans les EHPAD et résidences autonomies. Nous avions demandé : 30 euros pour les agents PCA en première ligne (hors EHPAD), pour viser le butoir de 1000 euros sur la période, 15 euros pour les agents PCA en deuxième ligne (les jours où les agents n’avaient pas à sortir de chez eux et 45 euros pour les agents des EHPAD et résidences autonomies (le butoir était initialement annoncé à 1500 euros).

Nous sommes loin des buttoirs : la plupart des agents auront, nous le pensons, environ 500 euros. Et beaucoup se sont mis en tête, à force d’annonces gouvernementales, qu’ils auraient 1000 euros. Alors c’est vrai, certains diront que ce n’est pas si mal au regard de la crise que traverse et va traverser le pays, que c’est un plus et que nous sommes avant tout agents du service public : notre mission première est celle de rendre ce service. Mais il faut aussi reconnaître que cette situation inédite a généré un stress tout particulier et qu’au-delà de la charge de travail, cette prime est la reconnaissance de la charge mentale de nos collègues qui sont allés sur le terrain, qui ont eu peur d’être contaminés, qui ont eu peur de contaminer leurs résidents, … Et c’est cela que l’UNSA, au travers des montants souhaités, a voulu « récompenser ».

 

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